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Angèle Dubeau et La Pietà: une soirée générique

1 mars 2012

Ma critique du spectacle Silence, on joue! d’Angèle Dubeau et La Pietà, parue dans La Presse d’aujourd’hui, ci-dessous. Concert que j’ai trouvé assez ennuyeux, comme vous pourrez le constater. Je trouve qu’elles ratent une belle occasion d’offrir un concert consacré à la musique de film qui aurait pu être intéressant avec une mise en scène, des punchs, etc.

Aujourd’hui, même avec le classique pur, on fait des efforts pour développer des concepts éclatés, des formules de concert revisitées (avec des résultats plus ou moins heureux il faut le dire, mais l’intention est là et avec le temps, les gens vont développer une expertise, on n’en est qu’aux balbutiements). La musique de film se prête à merveille à ce genre d’expérimentation. Et n’est peut-être pas assez intéressante musicalement, en soi, pour meubler deux longues heures, du moins sous cette forme, avec des arrangements traditionnels et absolument rien qui sorte des sentiers battus. Un peu de créativité, saperlipopette!

Angèle Dubeau et la Pietà :  une soirée générique

Une soirée trop sage et sans éclat, voilà ce qui attendait les quelque 2000 personnes réunies à la Maison symphonique pour Silence, on joue, le nouveau spectacle d’Angèle Dubeau et de la Pietà, mardi soir. Et pourtant, la violoniste avait promis des surprises en début de concert. Ce fut plutôt statique et sans imagination.

Le talent et la musicalité des interprètes ne sont pas en cause. Toutes d’excellentes musiciennes, elles jouent avec une technique, une sonorité, une justesse et une précision remarquables. Ce n’est pas non plus la musique de film qui pose problème, ni même les arrangements, qui, bien que convenus, sont agréablement ficelés.

La plupart des compositeurs de musique de film sont d’ingénieux mélodistes et surtout, des créateurs d’atmosphères. Malheureusement, ici, ces paysages sonores distincts sont aplanis par une pensée musicale standardisée qui lamine toute véritable passion. Le caractère distinct de chaque oeuvre est dilué dans une palette expressive homogène et limitée. Presque tout est joué sur un ton calculé, modéré et suave qui devient vite redondant. Il serait sans doute juste de dire qu’il y a là une cohérence stylistique, le hic est que cette cohérence suinte l’ennui.

Dans la salle, l’émotion ne passe pas vraiment. À la septième pièce, Over the Rainbow, on ressent enfin un peu de chaleur. Mais il est trop tard : le voisin de droite s’est endormi. Vers la fin, des spectateurs sortent entre chaque pièce.

L’idée d’un concert de musique de film a pourtant du potentiel. Or, réunir des pièces autour d’une bonne idée ne suffit pas pour créer un concept de spectacle qui se tient. Quand un ensemble classique veut bien s’encanailler dans un répertoire populaire, il doit jouer le jeu et se décoincer un peu. Ces dames demeurent vissées à la même place pendant deux heures (sans entracte) comme de studieuses élèves.

Un effort minimal de mise en scène, en accordant une certaine importance à des détails extra-musicaux simples, comme des éclairages créatifs et des transitions dynamiques, aurait pu faire toute la différence. Quand Mme Dubeau prend la parole, on se croirait à l’église. Elle présente les pièces sans anecdotes intéressantes, et ses rares blagues tombent plutôt à plat. Tout le monde n’est pas présentateur-né, mais on peut toujours embaucher un auteur pour écrire des introductions inspirantes. Ce sera peut-être pour la prochaine fois.

Les qualités d’un bon critique

29 février 2012
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J’ai eu quelques critiques “officielles” à faire ces derniers temps et cela m’a amenée à me poser des questions. Qu’est-ce qu’un bon critique? Voici les résultats de ma réflexion, qui seront à parfaire avec le temps et l’expérience. Il s’agit d’un idéal à atteindre, mais la barre est haute et la route est longue pour y arriver. Mais d’y avoir réfléchi, c’est déjà un pas dans la bonne direction.

Un bon critique est avant tout sincère: il dit ce qu’il pense sans être complaisant. Il a le courage de ses opinions car il sait qu’il risque de faire des mécontents et même, si les gens prennent mal la critique, de se faire des ennemis. Tout cela nécessite un atout essentiel: être doté d’une colonne vertébrale.

Conscient que son devoir premier est envers ses lecteurs, il place la franchise et l’honnêteté intellectuelle au-dessus de toute autre considération. Également conscient des conséquences de ses écrits, il ne tombe pas pour autant dans le piège de ménager les susceptibilités de tout un chacun, car ses critiques seraient alors condamnées à être frileuses et biaisées. Il tente de ne pas se laisser influencer par ses amitiés et intérêts personnels.

Ses attentes sont élevées envers les artistes car il tient l’art et la culture en très haute estime. Toutefois, il respecte les musiciens et le public en évitant les sarcasmes inutiles, le cynisme, le mépris et les sous-entendus douteux. Pour lui, la dignité des personnes prévaut sur le plaisir du pouvoir que lui confère son métier. Il ne démolit personne pour le plaisir de donner un spectacle ou la satisfaction de son ego. Il ne s’attaque pas aux individus mais évalue leurs performances en tendant vers un équilibre.

Toutefois, il ne s’empêche pas d’utiliser un langage vivant et coloré ainsi que des métaphores frappantes pour rendre son texte intéressant à lire.  Il développe une argumentation rationnelle pour justifier son point de vue. Il fait preuve de sensibilité pour saisir l’intangible et tente de le traduire en mots. Il est équitable envers les artistes en évaluant leur performance sans rendre de “verdict” fatal et définitif, car il n’a pas la prétention de détenir la vérité. Il sait que son opinion, même si elle doit être une opinion éclairée, restera toujours une opinion. Ce n’est pas un jugement ni une sentence.  Il sait relativiser.

Il apprend constamment et continue d’élargir ses connaissances dans son domaine.  Il tente d’aborder chaque prestation artistique avec un regard neuf sans laisser l’usure du temps le rendre blasé. Il est ouvert à l’évolution des formes artistiques et des tendances dans sa discipline.

Finalement, il est complice de son lecteur plutôt que de se penser supérieur à lui (cette pensée vient de John Rockwell). C’est pourquoi il évite les déclarations snobs, la suffisance et l’élitisme.

Maintenant, il reste à mettre tout cela en pratique dans la vraie vie. C’est une autre paire de manches.

Didon et Énée: réjouissant

18 février 2012

Ma critique de Didon et Énée, opéra présenté par Daniel Taylor et le Theatre of Early Music jeudi dernier, publiée dans La Presse d’aujourd’hui. (Bien qu’ils aient changé le titre et ajouté une faute en décidant de traduire le nom de l’opéra, dans le texte).

Didon et Énée : réjouissant

On entend peu d’opéras baroques à Montréal en dehors des productions étudiantes. Le Dido and Aeneas de Purcell, en version concert avec Daniel Taylor et le Theatre of Early Music, a donc rempli la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, jeudi soir. Preuve que l’on peut faire des miracles sans dépenser des millions quand on a du talent, ils ont donné un spectacle vivant et passionnant sans le moindre décor, costume ni accessoire.

En première partie, on présentait des airs d’Handel, Purcell et Tallis. Le ténor canadien Benjamin Butterfield s’y est démarqué avec une expressivité et une voix très touchantes. Le chœur, chantant trois pièces a capella avec énormément de nuances et de précision, est saisissant.

La distribution est excellente. Les musiciens qui les accompagnent, satisfaisants. Sans posséder une immense voix, Alexander Dobson fait un Énée séducteur et crédible, et on ne se lasserait jamais d’écouter Grace Davidson, cristalline et juste en Belinda.

Seule la soprano hongroise Noémi Kiss, en Didon, jette une ombre au tableau. Rigide comme une statue, sans la moindre présence sur scène, elle ne sait convaincre ni quand elle aime, ni quand elle meurt. La lamentation finale, When I am laid in earth, sommet dramatique de l’opéra, est aussi émouvante que si elle récitait sa liste d’épicerie.

Au second acte, voilà que Daniel Taylor détache sa queue de cheval, ébouriffe sa tignasse, quitte sa place de chef et saute sur scène où il se métamorphose en une magicienne hilare, gesticulant de temps à autre vers le chœur en un curieux dédoublement de personnalité chef-chanteur. Il a l’air de jubiler. L’exploit donne une impression quelque peu mégalomaniaque, mais ça fonctionne! Car nonobstant ses diversions capillaires, il chante avec panache, sa conception de l’œuvre est cohérente et il dirige d’une main de maître.

Lefèvre, Conlon et le Roi Salomon

3 février 2012

Les deux critiques de nos quotidiens ayant déjà publié leurs papier aujourd’hui, je suis allée au concert sans les avoir lus, mais en revenant.

De son côté, Claude Gingras pourfend et le pianiste et le chef d’orchestre. Petite remarque: cette photo d’Alain Lefèvre sur Cyberpresse est bien la pire de lui que j’ai jamais vue. Si j’étais lui, je leur demanderais de l’enlever, elle le fait vraiment mal paraître.

Huss, lui, est dithyrambique, mais j’ai de bonnes raisons de croire qu’il n’est pas complètement objectif…

Pour ma part j’irai d’un jugement à la Salomon : bravo à James Conlon, échec pour Lefèvre. Cela m’attriste de le dire, car je le considère comme un bon pianiste. En plus, c’est un homme très gentil et dévoué à la cause de la musique. Mais ce concert me pousse à me demander si le plus médiatisé de nos pianistes québécois n’est pas surestimé… Enfin, on ne condamne pas un musicien sur la base d’un seul concert. Il a déjà prouvé qu’il pouvait être excellent maintes et maintes fois, notamment dans le Concerto in F de Gershwin l’an dernier avec l’OSM. Gershwin s’accordait mieux à son style et à sa personnalité. Peut-être tout simplement que Schumann n’est pas le meilleur choix de compositeur pour son style de jeu et d’interprétation. En tout cas ce n’est pas le Schumann que moi, j’aime entendre.

En première partie, le prélude des Maîtres chanteurs de Nuremberg, de Wagner, était volontaire, franc, martial, quelque peu carré. Satisfaisant, mais pas magistral.

Alain Lefèvre avait bien commencé le Concerto de Schumann. Mais voilà, plus le morceau avance, plus il s’enflamme, plus il s’agite inutilement et plus il manque de précision. Le troisième mouvement n’est pas très propre, on sent que malgré ses poses passionnées, il n’est pas maître de la situation. Ce n’est pas la musique de Schumann que l’on entend mais une caricature. Cela n’empêche pas le public, dont ce ne sera pas la première fois qu’il prend l’agitation pour de la grandeur, de l’ovationner debout. Décidément à Montréal on ovationne debout à tous les concerts, ou presque.

La septième symphonie de Dvorak fut passionnante, son Scherzo envoûtant, la finale majestueuse. Conlon sait construire, pièce par pièce, l’architecture de chaque mouvement, en ayant une idée claire de la continuité entre eux pour en arriver à bâtir une cathédrale dont on comprend qu’il l’avait dessinée en lui avant même d’entendre la première note. La Cinquième de Chostakovitch, l’an dernier, n’était pas une exception: c’est un excellent chef.

Il Trovatore: divertissant

22 janvier 2012

J’ai regretté, hier soir, de ne pas avoir apporté le livret d’Il Trovatore avec moi pour la première à l’Opéra de Montréal. Car j’ai l’impression qu’ils ont amputé quelques scènes pour raccourcir le tout, mais je ne pourrais pas en jurer.

De façon générale, c’est une production qui, sans être géniale, est quand même réussie. Les costumes sont beaux, le décor fait l’affaire. Les éclairages sont particulièrement réussis.Le metteur en scène Oriol Thomas s’en tire honorablement malgré, on le sait, un budget limité.

Il y a toutefois quelques petites incohérences et détails involontairement loufoques qui seront, on l’espère, corrigés pour les autres représentations. Par exemple, Azucena qui oublie la présence du soi-disant feu – représenté par un “effet spécial” de jets de lumière oranges sortant du sol et un vague filet de fumée fonctionnant à moitié – et marche deux fois dedans.

Après le duo d’amour entre Manrico et Leonora, le trouvère, qui monte debout sur le lit avant d’aller au combat, est parfaitement ridicule. On dirait une parodie.

Et à la scène finale, est-ce ma mémoire qui me joue des tours, ou bien j’ai vu Azucena se précipiter elle même dans le bûcher? Lequel – encore les jets de lumière - surgit tout à coup au milieu de la cellule? Ce n’est pas dans le livret, et tout à fait gratuit. Par ailleurs, c’est le comte qui tue Manrico, alors qu’en principe, celui-ci est censé être emmené par des soldats vers son exécution.

Heureusement, certaines trouvailles sont mieux réussies, comme la chorégraphie durant la scène des gitans et la narration d’Azucena. Par contre, le fameux air dit “de l’enclume” manque un peu d’éclat, musicalement parlant, et surtout d’enclumes! C’est le choeur le plus célèbre de tout le répertoire opératique, et un moment très attendu des spectateurs. Il ne faut pas avoir peur de mettre toute la gomme.

Les voix des chanteurs sont toutes solides, mais aucun interprète n’est vraiment émouvant, ce qu’il faut attribuer à la direction d’acteurs plutôt qu’à l’interprétation musicale. La direction du chef Francesco Maria Colombo est précise et détaillée, les chanteurs sont musicalement impeccables. Mais ils sont trop statiques, leur gestuelle manque d’expression. Hiromi Omura, qui nous enchante avec ses pianissimi, a une présence sur scène fantomatique. Gregory Dahl n’est pas très convainquant en méchant comte, même si sa voix est superbe. On peut en dire autant du Coréen Dongwon Shin en Manrico.

On pourrait discuter longtemps au sujet de la voix de la mezzo Américaine Laura Brioli, en Azucena. C’est une grosse voix, efficace pour son rôle de sorcière, mais le résultat n’est pas toujours esthétique, et nasillard par moments. Côté jeu dramatique, elle est la seule interprète convaincante, même si elle l’air d’un zombie sortant de sa tombe durant la dernière scène.

Dans l’ensemble, le spectacle vaut tout à fait la dépense et le déplacement. J’ai passé une belle soirée. Mais on ne peut pas dire de cette production qu’elle passera à l’histoire.

Déceptions musicales et littéraires

30 décembre 2011

Pour faire le pendant à mes deux “best of” précédents, voici maintenant quelques détestations, ou du moins des déceptions, de l’année 2011.

Disques

Julie Boulianne et l’Ensemble Orford, Lieder de Mahler, Atma Classique. On voudrait bien aimer tout ce que fait Julie Boulianne. Elle a une belle voix, c’est une Québécoise et elle est sympathique. Pas diva pour deux sous. En plus, elle a été adorable en Cherubino dans Les Noces de Figaro à l’Opéra de Montréal en septembre. Mais ce disque était une erreur sur toute la ligne, à mon avis, et surtout dans le choix du répertoire…s’il faut en croire ce que l’on entend sur cet album, la chanteuse n’a pas encore acquis la profondeur musicale nécessaires pour s’attaquer aux Kindertotenlieder. Pas qu’il s’agisse d’une mauvaise interprétation en soi. Tout est là au bon endroit, tant la technique que les nuances, mais c’est presque ça le problème. Il semble qu’elle porte une telle attention à chanter parfaitement qu’elle oublie de transmettre l’émotion. On l’entend presque dire “je suis en train de soigner ma technique” en filigrane. Quant à cette réorchestration de Schönberg, elle sonne bien mince et perdue dans la Salle Claude-Champagne, souffrant en plus d’une prise de son qui laisse à désirer. D’ailleurs, pourquoi avoir choisi cette salle? Par ailleurs, je vous épargne mes commentaires les plus vitrioliques au sujet de la photo de la pochette, dont je me contente de dire qu’elle est sombrement ridicule. Julien Faugère a certes beaucoup de talent, mais cette fois-ci, c’est raté.

Jean-Efflam Bavouzet, Sonates pour piano de Haydn, Chandos. Pas un mauvais disque, mais j’aimerais simplement qu’un pianiste ait l’air de s’amuser davantage et fasse preuve d’imagination en jouant du Haydn. Les reprises sont pratiquement des copies carbones de la première fois. À quoi bon? Tout cela est un peu scolaire. Chaque fois que je commence à l’écouter, je me surprends à ne plus écouter au bout de quelques minutes. Musique de fond. Un bon pianiste parmi tant d’autres…

Livres

5- La Démence du boxeur, François Weyergans. Prix Renaudot 1992 ou pas, littérature ou pas, on s’en fout des souvenirs de ce vieux sénile sur le point de mourir dans la maison de son enfance. Mais enfin, c’est peut-être un peu la faute du livre qui se trouve en quatrième position. Ayant lu les deux coup sur coup, peut-être que j’en avais soupé des souvenirs de famille et des description d’intérieurs décrépits.

4- Le goût des pépins de pomme, Katharina Hagena. J’ai du mal à comprendre ce qui a fait de ce roman un grand succès en Allemagne, si ce n’est que je soupçonne les Allemands de nostalgisme maladif. Ce livre suinte tout simplement l’ennui. Zzzzzzz.

3- L’élégance du hérisson, Muriel Barbery. Je sais, pratiquement tout le monde a adoré ce roman. Pas moi. Tout au plus l’ais-je trouvé tolérable. Des personnages agaçants et peu crédibles, d’une prétention presque gênante.

2- L’enquête, Philippe Claudel. Je ne sais pas quelle mouche a piqué Philippe Claudel pour le pousser à écrire cette métaphore kafkaïenne sans queue ni tête ni but. D’accord, on a compris: le travail et la société nous abrutissent. Fallait-il se farcir 278 pages d’errance absurde pour s’en rendre compte, j’en doute. J’avais pourtant vénéré Le Rapport de Brodeck, que j’offre régulièment en cadeau à mes amis. Et même si L’enquête reste un roman assez bien écrit, il n’en est pas moins pénible et frise le ridicule.  Enfin, en voici une critique beaucoup plus élaborée et intelligente que tout ce que je pourrais en dire, par Pierre Assouline (sans doute le critique le plus cité sur les couvertures de romans en poche) dans Le Monde.

1- Le troisième mensonge, Agota Kristof. J’ai déjà dit toute ma haine pour ce roman dans un autre billet. C’est LA déception majeure de toutes mes lectures cette année, et je dirais même, probablement, à vie. Non seulement je ne l’ai pas aimé: j’affirme que ce roman et son prédécesseur, La preuve n’auraient jamais dû être écrits, comme suite au Grand cahier.

Mes disques préférés en 2011

29 décembre 2011

Je vous ai parlé de mes livres préférés de l’année, au tour des disques. Cette fois, je me limite à ceux sortis durant l’année. Comme je n’ai pas des budgets colossaux, et que je dépense déjà beaucoup en livres (le choix est toujours déchirant entre musique et lettres…) je suis loin d’écouter tout ce qui sort.

Voici quand même mes coups de coeur.

5- Musica Vaticana, Studio de musique ancienne de Montréal. Atma Classique. Le disque à écouter quand notre esprit est fatigué de tout le reste, pour une fin de soirée méditative sur le sofa. Repos de l’âme.

4- Alexandre Tharaud plays Scarlatti, Virgin Classics. J’en ai déjà parlé plus en détails ici.

3- Bach, La Passion selon St-Jean, The English Baroque Soloists, dir. John Elliot Gardiner, SDG. Une ferveur irrésistible.

2- Chopin, Les valses. Stephen Hough, Hyperion. Une interprétation qui se distingue véritablement de toutes celles que j’ai entendues.

1- Rameau, Suites Les Indes galantes, Naïs, Zoroastre et Les Boréades. Le Concert des nations, Jordi Savall, Alia Vox.  C’est mon coup de coeur et mon coup de foudre, LE disque que j’ai écouté le plus souvent en 2011. En boucle dans l’auto entre Montréal et Québec, notamment. Je ne me lasse jamais d’écouter ce disque. Quelle vigueur! Je n’aurais pas autant accroché à ces suites si cela n’avait été de l’interprétation explosive du maestro.

En particulier dans Zoroastre

Quelques mentions honorables:

Michael Daugherty, Fire and Blood, Alexandre Da Costa, Acacia. Un beau disque, même si l’enregistrement dans la salle Wilfrid-Pelletier n’est pas irréprochable.

A Napoli, Marc Hervieux, Atma Classique. Mon côté kitsch sentimental s’en nourrit de temps à autre. Dans son genre particulier, on peut dire que c’est une réussite.

CÔTÉ POP

Je n’achète pas beaucoup d’albums de musique pop, mais je ne saurais passer sous silence l’exceptionnel Désert des solitudes de Catherine Major. J’adore surtout les chansons douces: Ourse, Soixante, Petit début d’éternité, et ma préférée: Un blanc sur ma mémoire. Il y a encore des auteurs-compositeurs qui ont quelque chose à dire, merci!

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